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Covid-19: Marine Le Pen "préfère attendre un vaccin traditionnel"

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La leader du rassemblement national a exprimé jeudi matin ses doutes sur la vaccination contre le coronavirus. «Je préfère attendre un vaccin traditionnel (…) On n’a pas de recul sur ces vaccins là», a-t-elle plaidé.

  © Sarah Alcalay/SIPA  

Peurs et interrogations autour du vaccin contre le coronavirus persistent alors que la vaccination approche à grand pas en France. La leader du Rassemblement national fait partie de ceux qui doutent et l’a fait savoir sur France Inter jeudi. Si elle valide le «choix des priorisations» fait par le gouvernement – d’abord Ehpads et personnel soignant, puis personnes fragiles et âgées, et ensuite toute la population-, elle prédit que «l’agenda ne sera pas tenu» pointant des «problèmes logistiques auxquels on n’a pas de réponse» .

«Allez-vous vous faire vacciner?», lui demande son interlocutrice. «En l’état là, actuellement? Non. D’abord je ne suis pas dans un Ehpad, je ne suis pas à risques, je n’ai pas l’âge, etc. Commençons par permettre à ceux qui le souhaitent et qui sont les plus fragiles, de pouvoir le faire». Pour appuyer son propos, elle évoque le cas de la vaccination contre la grippe, fortement recommandé cette année pour ne pas encombrer les hôpitaux déjà sous tension. «Je suis une bonne citoyenne, je me suis précipitée le premier jour à l’Assemblée nationale pour me faire vacciner contre la grippe. On me l’a reproché en me disant : « vous vous êtes fait vaccinée, mais le gouvernement n’avait pas prévu assez de vaccins, par conséquent il y a des gens âgés qui n’ont pas pu avoir accès aux vaccins». 

L’arrivée rapide de vaccins pour le Covid-19, qui s’explique par «l’ARN messager», utilisé par Pfizer/BioNTech et Moderna, est encore source de nombreux questionnements. Marine Le Pen fera-t-elle confiance aux autorités si un accord pour ce type de vaccin est donné? La réponse est non. «Je préfère attendre un vaccin traditionnel, en ce qui me concerne». «On n’a pas de recul sur ces vaccins là, on a développé en un an et demi un vaccin qu’en règle générale on met cinq à dix ans à développer. (…) On n’a pas les études de recul sur ce vaccin», explique-t-elle encore. Et de justifier : «Je décide en responsabilité (…) si je souhaite prendre ce risque. Ou si ce risque qui existe est supérieur au risque d’avoir une forme grave de Covid. C’est à moi de le décider. Je suis assez heureuse que le gouvernement ait compris qu’il ne fallait pas imposer la vaccination obligatoire».

Si elle reconnaît qu’il n’y a pas «d’alternative au vaccin» pour le moment dans cette lutte contre l’épidémie de coronavirus, elle s’interroge sur le vaccin et son efficacité : «Est-ce que le vaccin est une alternative? On le saura à terme. On ne sait même pas si le fait d’être vacciné, en réalité protège les autres d’une contamination, on ne sait pas encore si lorsqu’on est vacciné on ne peut pas l’attraper, on ne sait pas combien de temps va durer l’immunité et on semble même dire (…) que ce vaccin à ARN messager en réalité est un vaccin contre les effets du covid et non pas contre le covid lui–même».

Written by Ceus isnel

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